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Transformers : La Chute de Cybertron

 


Transformers est une licence qui n’a pas toujours été gâtée en matière d’adaptations vidéoludiques. L’arrivée d’un nouveau titre est donc systématiquement synonyme de méfiance. Dans le cas présent, il est plutôt question d’une bonne pioche.

 

VERDICT :

Il est toujours plaisant de jouer à des jeux à licence dont le développement n’a pas été fait à la va-vite pour faire de l’argent facile. Même s’il n’est pas parfait, Transformers : La Chute de Cybertron fait clairement partie de ceux-là. Avec un peu plus de polish passé sur la réalisation (gestion des caméras, maîtrise du framerate, correction des bugs), les développeurs de chez High Moon Studios ne seraient vraiment pas passés loin du sans faute. La date de sortie du jeu n’étant pas dictée par celle d’un film, ils auraient dû prendre leur temps. Malgré tout, son gameplay varié, sa campagne intéressante, et ses graphismes réussis font de lui un des meilleurs jeux Transformers sortis à ce jour.

Les plus :
  • Une licence respectée
  • Des séquences impressionnantes
  • Phases de jeu variées
Les moins :
  • De vilains bugs
  • Ça rame
  • Pas de coop dans la campagne
NOTE : 15/20
Transformers La Chute de Cybertron

Transformers : La Chute de Cybertron raconte, contre toute attente … la chute de Cybertron ! Incroyable. Plus sérieusement, il est ici question de la destruction de la planète d’origine des Transformers (Cybertron), provoquée par la guerre civile opposant les Autobots (les gentils) et les Decepticans (les méchants). Alors que les Autobots souhaitent quitter cette planète à l’agonie et tenter de survivre ailleurs, les Decepticans cherchent, quant à eux, à mettre la main sur l’Energon (source d’énergie essentielle pour les Transformers) et tout simplement détruire le camp adverse. De cette situation découle donc la campagne du titre. Campagne au cours de laquelle les joueurs sont amenés à incarner de nombreuses figures des deux camps au fil des missions. Outre une histoire rythmée et pleine de références qui ne manqueront pas de faire plaisir aux fans des « Robots in Disguise, » la production d’Activision offre également une mise en scène travaillée. En effet, la campagne du jeu dispose de son lot de passages impressionnants qui jouent avec l’ampleur des décors et une utilisation habile des scripts. Si les joueurs qui ne sont pas des inconditionnels d’Optimus Prime et compagnie ne seront pas forcément captivés par cette nouvelle production, les amateurs de la licence ont, quant à eux, de quoi passer un très bon moment. On regrettera simplement l’absence de la coopération dans le mode histoire. Elle serait passée comme lettre à la poste...

Transformers La Chute de Cybertron xbox 360

GEARS OF CAR


À bien des niveaux,  Transformers : La Chute de Cybertron a comme un air de Gears of War. Mais paradoxalement, qu’il soit à la base un jeu de tir à la troisième personne n’est pas ce qui fait le plus penser aux aventures de Marcus Fenix. Visuellement déjà, et malgré des ambiances et contextes totalement différents, les deux titres sont très proches. Bien entendu, le fait que Transformers utilise l’Unreal Engine (moteur conçu par Epic Games et utilisé par tous les Gears of War) n’y est pas pour rien. La mise en scène de certaines phases de jeu et cinématique peut elle aussi rappeler la trilogie d’Epic. Cela étant dit, il faut avouer qu’il y a pire comme source d’inspiration... Malgré tout, et même s’il bénéficie de graphismes tout à fait corrects, ce nouveau Transformers est loin d’être techniquement parfait. La caméra, par exemple, a parfois un peu de mal à se placer. Le jeu souffre également, et de manière récurrente, de gros ralentissements. Mais la palme revient aux bugs. S’il est possible de fermer les yeux (mais pas longtemps car c’est compliqué de jouer sans rien voir) sur des petits bugs de collision et sur les petits problèmes techniques, difficile d’être conciliant dès qu’il s’agit de bugs qui bloquent la progression. Et c’est bien de ceux-là dont il s’agit dans Transformers : La Chute de Cybertron. Un script qui ne veut pas se déclencher car vous n’avez pas pris le bon chemin ? Retour au point de sauvegarde précédent. Un allié dirigé par l’IA bloqué dans un endroit où il n’aurait jamais dû être ? Retour au point de sauvegarde précédent. Vu le caractère flagrant et répété de certaines erreurs, on en vient à se demander comment les développeurs ont pu passer à côté...

Transformers La Chute de Cybertron xbox 360

VARIETRON


Pour en revenir au gameplay, Transformers : La Chute de Cybertron est donc un jeu de tir à la troisième personne. Mais pas seulement. Robots modulables oblige, les phases de jeu varient en fonction des transformations des différents protagonistes. D’une mission à l’autre, il est donc possible de passer de phases à pied à des passages en voiture, en hélicoptère, ou encore en mecha géant composé de plusieurs Transformers. Il faut bien l’avouer, détruire une passerelle pleine d’ennemis d’une simple manchette de robot géant, ça fait du bien au bourrin qui sommeille en chacun de nous. Et si les transformations profitent à la variété du gameplay, elles ne sont pas les seules. Les différents personnages disposent chacun de capacités qui leurs sont propres, et cela contribue à donner un style unique à chaque chapitre. Cliffjumper dispose, par exemple, d’un camouflage optique qui lui permet de se faufiler ni vu ni connu pendant quelques secondes. Cela a pour effet de conférer à  Transformers : La Chute de Cybertron un petit côté jeu d’infiltration. Avec son grappin, Jazz donne un faux air de jeu de plates-formes au titre d’Activision. Il y en a donc pour tous les goûts, si tant est que l’on est pas totalement réfractaire à l’univers de Megatron et ses amis. Et pour ceux à qui la campagne solo n’a pas suffi à combler l’appétit de tôle froissée, La Chute de Cybertron propose également quelques modes multijoueurs pour le moins classiques comme le mode Escalade (qui permet, par exemple, de coopérer pour affronter des vagues d’ennemis de plus en plus coriaces) ou encore le match à mort par équipe. S’ils ne réinventent pas la roue, ils ont au moins le mérite d’exister.



02/09/2012
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