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Olympus Tough TG-610

 

 
 
   
 
 
Capteur CCD 14 Mpx, 1/2,3", 49 Mpx/cm
Objectif 5x 28 -140 mm f/3.9 -5.9
Stabilisation Mécanique
Viseur NA
Ecran 7.6 cm, non TN, 920000 points, 4/3,non tactile
 
La plupart des constructeurs ont maintenant au moins un modèle étanche. Mais Olympus reste original, avec trois appareils : le TG-310 descend les prix au minimum pour attaquer l'entrée de gamme (Fuji XP30, par exemple) ; le TG-810 s'offre un blindage record pour accompagner les randonneurs aquatiques et concurrencer les porte-étendards (Panasonic FT3, Sony TX10...).
Entre les deux, le TG-610 est bien isolé sur son segment. Il offre la construction d'un haut de gamme, mais allégée : il n'est étanche que jusqu'à 5 m de profondeur, ce qui sera bien pour la plage mais un peu juste pour une sortie palmée. En fait, seul Pentax propose un appareil autour des 250 €, le WG-1, mais celui-ci ne joue pas dans la même cour du fait de l'absence de stabilisation...

Spécialiste du compact étanche, Olympus a vu sa position malmenée ces dernières années avec l'arrivée de baroudeurs très soignés chez la concurrence. La marque bleue réagit avec des appareils au rapport qualité-prix particulièrement étudié ; après le TG-310, voici donc le TG-610, modèle de milieu de gamme, étanche à cinq mètres, anti-chocs, entièrement métallique et doté d'un écran haute définition, d'un zoom 5x et d'un stabilisateur, le tout pour moins de 250 €.

Prise en mains

Dès le premier contact, Olympus justifie la différence de prix entre TG-310 et TG-610. Celui-ci est en effet bien plus rassurant : les matériaux paraissent plus solides et sont en tout cas fort flatteurs au toucher. En particulier, la plaque de plastique mou qui recouvre les boutons du TG-310 est remplacée par un revêtement métallique très agréable. On note aussi la présence d'un clapet qui vient protéger l'objectif lorsque l'appareil est éteint, et même le joystick qui remplace le trèfle s'avère une réussite : on l'aurait préféré placé plus haut pour moindre se tordre le pouce, mais il accroche bien le doigt même mouillé. Un regret ? Oui : la commande de zoom, verticale (donc peu pratique) et au toucher spongieux — elle a tout de même l'intérêt de bien caler le pouce, facilitant la tenue de l'appareil.


L'écran est remarquable : si sa taille est ordinaire (7,6 cm), ses 920 000 points en font l'un des plus fins que nous connaissions. À ce niveau de prix, même des appareils non-étanches se contentent souvent encore d'écrans moitié moins définis — quand ce ne sont pas carrément des 230 000 points !

Très lumineux, il reste plutôt utilisable en extérieur ensoleillé (on rêve toutefois toujours d'un vrai écran mat) et s'avère confortable pour cadrer. On évitera en revanche de lui vouer une confiance excessive : son contraste exagéré brûle les gris clairs, les gris foncés tirent sur le bleu et les couleurs sont globalement très approximatives.

L'interface est la même que sur les Olympus récents : plutôt claire, elle souffre de petits détails discutables comme le ralentissement au passage des aperçus d'exposition/balance des blancs (moins gênant que sur les modèles de l'an passé, ceci dit) ou l'ouverture systématique du menu rapide sur la ligne "mode de prise de vue" : on aurait préféré qu'il s'ouvre sur le dernier réglage utilisé, en particulier en mode P.

Et puis, on retrouve le menu principal "à la Olympus", avec des listes d'options languissantes et un peu confuses, malgré le regroupement par onglets.

Réactivité

Le TG-610 reprend l'électronique du TG-310. On n'est donc pas étonné de trouver des résultats fort similaires : tous les chronos sont identiques, à un dixième de seconde près. 

Démarrage et enregistrement d'une photo prennent environ deux secondes, ce qui est dans le ventre mou du peloton. L'autofocus est plutôt bon lorsque la lumière suit mais s'effondre en basse lumière, bref : c'est moyen.


Et c'est déjà une bonne nouvelle, quand on se souvient des chronos du µ Tough 8010 par exemple...

Qualité des images

Le TG-610 reprend optique et capteur du µ Tough-8010.


La gestion de la sensibilité est toujours un sujet délicat sur ces petits CCD 14 Mpx, et le TG-610 ne fait pas de miracle malgré une amélioration visible par rapport aux modèles de l'an passé : ceux-ci peinaient à fournir une image exploitable dès 400 ISO, sensibilité à laquelle le TG-610 propose encore des tirages 20x27 cm acceptables. Au-delà, ça reste excessif : à 800 ISO, le bruit et le lissage sont trop présents pour autre chose qu'un 11x15 cm.

Sur le plan optique, on retrouve les limites connues de ce 28-140 mm : le piqué n'est bon qu'au centre au grand-angle. Les bords sont en net retrait et au téléobjectif, c'est l'ensemble de l'image qui paraît légèrement voilée. Cela passe bien sur un tirage 20x27 cm, et c'est impeccable en visualisation à l'écran, mais mieux vaut éviter de recadrer — dès lors, à quoi bon avoir 14 Mpx ?

Vidéo

Côté image : le TG-610 propose du 720p, à la précision correcte mais pas extraordinaire. Il a une tendance à sous-exposer en intérieur, ce qui se traduit par des images un peu sombres mais exemptes de zones brûlées et au fourmillement limité. Le zoom est possible.

Côté son : un micro, de qualité correcte mais unique — pas de stéréo donc. Sur les scènes silencieuses, on peut noter les bruits internes de l'appareil (autofocus ou stabilisation ?), mais cela devient inaudible dès qu'il y a des bruits extérieurs.

 

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Étanche à 5 m, anti-chocs à 1,5 m, clapet de protection de l'objectif

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Écran très défini, lumineux et bons angles de vision

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Construction agréable et matériaux de qualité

 

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Qualité d'image moyenne : piqué et sensibilité perfectibles

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Vidéo moyenne (pas de son stéréo, sous-exposition)

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Lenteur du rechargement par l'USB

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Menu principal à rallonge et menu rapide qui oublie le réglage en cours

3
Même chez les étanches, il existe mieux que le TG-610 : on trouve des capteurs plus sensibles, des optiques plus piquées... Mais le TG-610 offre une construction soignée, comparable à celle des modèles du segment supérieur, pour un tarif encore abordable, et il est le seul à se placer ainsi entre l'entrée de gamme et les appareils de luxe : un compromis raisonnable, en somme.


21/07/2012
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