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Londres 2012 - Le jeu vidéo officiel des Jeux Olympiques

 


Pour oublier la campagne affligeante de nos Bleus lors de l’Euro de foot, rien de tel qu’une grosse moisson de médailles aux prochains Jeux Olympiques de Londres.

 

VERDICT :

Très (trop ?) semblable à Beijing 2008, ce nouveau jeu dédié aux JO remplit plutôt bien son office. En multijoueur, il y a vraiment de quoi s’amuser grâce aux nombreuses disciplines mises à disposition. On peut cependant déplorer l’absence de certaines épreuves importantes et reprocher à Sega de n’avoir pas cherché à améliorer un moteur graphique qui paraît dépassé en 2012.

Les plus :
  • Beaucoup de disciplines
  • Poilant en multi
  • Les lancers et les sauts
Les moins :
  • Des absences dommageables
  • Réalisation datée
  • Le Move sous-exploité
 NOTE : 15/20
Test de Londres 2012

En guise de répétition générale avant le début des hostilités prévu le 27 juillet prochain, Sega propose le jeu officiel des olympiades. Mais si l’on y retrouve la majorité des épreuves, les athlètes, eux, ne sont pas licenciés. N’espérez donc pas incarner Usain Bolt ou Blanka Vlasic. A la place de notre Christophe Lemaître national, on doit par exemple se coltiner un dénommé Jean-Pierre Laine. Soit… Mais en dehors de l’absence regrettable des « vrais » sportifs, le jeu s’avère d’une richesse indéniable. Il est possible de s’engager dans une bonne majorité des disciplines, qu’il s’agisse d’athlétisme, de natation ou d’épreuves plus marginales telles que le beach-volley ou le keirin. Le jeu propose aussi de s’engager dans les JO pour de vrai, en défendant les couleurs d’un pays en particulier et en enchaînant toutes les disciplines les unes après les autres. Pour des sessions de jeu plus courtes, chaque épreuve peut aussi être lancée individuellement tandis qu’une autre poignée de mini-jeux (pas géniaux) est également disponible. Bien sûr, il faut aussi parler des disciplines absentes. Il n’y a par exemple aucune trace du judo, pourtant présent dans Beijing 2008. Le saut à la perche, l’équitation, le handball ou de nombreuses épreuves de gymnastique n’ont pas été retenus non plus. Quant aux sports collectifs comme le foot ou le basket, Sega a préféré ne pas s’y engager, probablement par peur de ne pas soutenir la comparaison avec FIFA ou NBA 2k. Cela étant dit, ne faisons pas la fine bouche et concédons que Londres 2012 s’avère suffisamment riche et concluant dans tout ce qu’il propose.


SANS SOUFFRANCE



Pour les épreuves de courses (athlétisme et natation), il s’agit souvent d’appuyer sur les touches de la manette en suivant un rythme précis. Oubliez les parties de Track’n Field qui s’achevaient par des points de suture aux pouces, Londres 2012 mise davantage sur une maniabilité subtile. Si cette approche est compréhensible pour le 400 mètres sur piste ou le 100 mètres à la brasse, on regrette quand même que les sprints purs ne demandent pas plus d’hystérie et de souffrance. Par contre, en ce qui concerne les lancers (poids, javelot, disque) ou de sauts (en hauteur, en longueur, triple-saut), Sega est parvenu à trouver une prise en main amusante. On commence par la prise d’élan qui nécessite du doigté puisqu’il ne faut pas courir ni trop lentement, ni trop vite. Pour achever le mouvement, il s’agit ensuite d’orienter les sticks dans un angle précis, le tout dans le bon timing, pour maximiser ses chances de réussite. Si l’on peut estimer que les records du monde tombent trop aisément, on ne peut pas nier que ces épreuves-là sont plaisantes, surtout en multijoueur. Parmi les autres bons points, on peut noter que le kayak, l’haltérophilie ou encore le keirin sont bien fichus alors que le beach-volley ou les épreuves de tirs (à l’arc ou au pistolet) s’avèrent convenables à défaut d’être particulièrement enthousiasmantes.
 

AU PIED DU PODIUM



Après avoir distribué les médailles, il nous faut quand même prendre le temps de coller quelques mauvais points. On peut par exemple stigmatiser certaines disciplines lénifiantes, comme le tennis de table sans intérêt, ou comme le plongeon et le trampoline qui se révèlent tous les deux très rudimentaires. En terme de réalisation,Londres 2012 est aussi assez décevant, la faute à des graphismes bien datés ainsi qu’à un réel déficit du côté de l’ambiance. Même si les commentaires (en anglais) sont convaincants et qu’il est de temps à autre possible d’haranguer la foule, on ne peut pas dire que ces Jeux Olympiques vidéoludiques déchaînent les passions. Enfin, sur notre version PS3, seuls six mini-jeux étaient jouables via le Move. La prise en main a beau être globalement correcte, on ne peut s’empêcher de trouver dommage que le périphérique de Sony ne soit pas plus mis en avant avec ce jeu. C’était pourtant l’occasion parfaite pour le sortir du placard.



24/07/2012
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