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Harley Quinn's Revenge

 


Sept mois après la sortie d’Arkham City, Rocksteady propose aux justiciers virtuels un bref retour dans la ville-prison. Mais est-ce bien utile ?

 

 

Harley Quinn

Inutile de revenir sur Batman Arkham City, une des grandes réussites de la fin de l'année dernière. Dans Harley Quinn's Revenge, les développeurs offrent aux joueurs la possibilité de découvrir des évènements s'étant déroulés après ceux de l'intrigue principale. Pour les besoins de ce test, il est nécessaire d'évoquer un point capital du scénario d'Arkham City. Il est donc conseillé à  ceux qui n'ont pas encore terminé ce dernier et qui ne souhaitent pas être spoilés de ne pas lire la suite de cet article... C'est bon, ils sont partis ? Bien. Harley Quinn, totalement dévastée par la mort du Joker, et bien décidée à  venger ce dernier, enlève plusieurs policiers du GCPD afin de tendre un piège à  Batman. Ce dernier, bien que lui aussi marqué par la mort de son ennemi de toujours, répond logiquement à  l'appel. Le hic, c'est qu'il disparaît lui aussi. Robin (troisième du nom c'est-à -dire version Tim Drake) se rend donc sur place pour essayer de retrouver son mentor et mettre la veuve éplorée hors d'état de nuire. 



DLC Harley Quinn-88434



Tel maître, tel élève



Harley Quinn's Revenge permet donc au joueur d'incarner pour la première fois le Boy Wonder dans du contenu scénarisé et intégré à  la mythologie établie par les auteurs de chez Rocksteady. Manette en main, Robin ne devrait pas dérouter les joueurs. Et c'est d'une certaine manière regrettable. Bien qu'il soit plus frêle et rapide que son illustre coéquipier, l'alter ego de Tim Drake se joue exactement de la même manière que ce dernier. Cela étant dit, il dispose tout de même de quelques spécificités. Mais celles-ci sont davantage vues que ressenties. Robin dispose par exemple d'animations qui lui sont propres lorsqu'il élimine silencieusement un ennemi ou lorsqu'il se bat (il utilise un bâton dans les deux cas). Les seules différences sensibles entre les deux protagonistes se situent au niveau des gadgets qu'ils utilisent. Robin, moins lourdement équipé que son compère, possède malgré tout quelques objets qui lui sont propres. Sa matraque peut ainsi se transformer en bouclier et le protéger de manière temporaire face à  différents dangers (balles, vapeur, etc...). Il dispose également de boules explosives collantes qu'il peut coller au corps à  corps sur ses ennemis. Risqué, mais efficace. Et que les Batfans se rassurent, le Chevalier noir peut lui aussi être incarné dans ce DLC. 



DLC Harley Quinn-88435



Beaucoup de bruit pour rien



La trame de Harley Quinn's Revenge est en effet découpée en quatre parties au cours desquelles l'utilisateur est amené à  incarner Batman et Robin par deux fois. L'idée de base de la confrontation entre Dark Knight et une Harley Quinn tous deux traumatisés par la disparition du Joker, combinée à  la présence de Robin laissaient présager d'une histoire passionnante. Dans les faits, il est question d'un contenu digne des épisodes « filler » des séries d'animation japonaises. Même s'il est toujours plaisant de retrouver cet univers et ses personnages, l'intrigue présentée ici est absolument sans conséquences. Linéaire et se déroulant uniquement dans et autour de l'aciérie, ce nouveau chapitre peut être bouclé en deux petites heures. Les chasseurs de Trophées/Succès resteront pour leur part un peu plus longtemps dans le repère de la folle puisqu'un de ces derniers demande de crever 30 ballons Harley Quinn disséminés à  travers la map. Pour dix euros, ça fait quand même un peu juste... Les fans absolus de Robin ou d'Arkham City ont donc une mince raison de prolonger l'expérience. Les joueurs qui ont terminé le titre de Rocksteady et qui sont depuis passés à  autre chose n'ont quant à  eux pas de raison suffisante de revenir à  Arkham City. Dommage.



24/07/2012
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