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KILLZONE 2

Attendu comme le messie, Killzone 2 s’impose aisément comme l’un des meilleurs jeux de tir de la PS3.

 

 

Screenshot-Killzone 2-PS3-58La guerre touche à sa fin. La planète Vecta a été sauvée de l’emprise des terribles Helghasts grâce à la détermination de la Résistance et aux faits d’armes héroïques de l’équipe du Capitaine Templar. Les Rouges ont été repoussés sur leur planète par l’ISA (Alliance stratégique interplanétaire), qui prévoit désormais une contre-offensive de grande envergure. Car le meilleur moyen d’étouffer un ours enragé consiste à l’attaquer lorsque, tapi dans sa tanière, il récupère de son dernier combat… Direction Helghan, donc, pour une virée épique en enfer, à michemin entre un Call of Duty et un Gears of War. Grandiose, la scène d’introduction de Killzone 2 donne le ton. Explosions gigantesques, panoramas dévastés et vacarme assourdissant, la guerre vue par le studio Guerilla a bien changé depuis le premier épisode! 

Beau et intense

Le jeu exploite pleinement la puissance de la PlayStation 3, et se place comme le nouveau fer de lance graphique de la machine. La gestion des ombres et lumières, le réalisme des nuages de poussière ou encore la quantité hallucinante de décombres qui virevoltent à l’écran, tous ces éléments participent à un ballet visuel impressionnant dans lequel vous danserez, émerveillé. Killzone 2 ne rate aucune occasion de vous en mettre plein la vue, et s’approprie les clichés du genre tels que les débarquements de Medal of Honor ou les survols aériens de Rainbow Six Vegas pour finir de vous décrocher la mâchoire. Il joue la partition du grand spectacle avec brio, et impose dès lors une atmosphère extrêmement prenante. Mais ne vous méprenez pas, les affrontements sur Helghan s’éloignent largement des scènes pop-corn de films hollywoodiens gentillets. Les champs de bataille sont dévastés, bruyants, lugubres et sanglants. L’ennemi est vulgaire et cruel. Autant dire que le conflit déborde de vraisemblance. Il ne s’arrête jamais à votre petite escouade et sa mission héroïque. Il impose un rythme du tonnerre, que vous aurez parfois du mal à suivre, tant les événements s’enchaînent à une vitesse ahurissante. Et souvent, il vous subjuguera par son intensité incroyable…

Copieur ou admirateur?

Screenshot-Killzone 2-PS3-73Loin d’avoir l’originalité d’un précurseur, Killzone 2 s’affirme comme un jeu de tir à la première personne de tout premier ordre. Même s’il reprend la plupart des mécanismes qui ont fait le succès de Call of Duty (niveaux linéaires surchargés en événements inopinés, variété dans l’action, participation à des offensives de masse), le titre de Guerrilla affirme sa différence par quelques emprunts marquants à Gears of War. Ainsi, vous retrouverez l’esprit d’équipe du chef-d’oeuvre d’Epic et cette propension à se mettre à couvert lors de chaque échauffourée. Les déplacements sont ici moins intuitifs que dans Gears of War, mais suffisamment souples pour ne pas vous gêner. Vous sprinterez, sauterez les obstacles et vous adosserez aux objets du décor avec aisance, pour mieux rester concentré sur l’ennemi. Les Helghasts jouant à domicile, ils vous surpasseront donc toujours en nombre et en armement. Toutefois, même s’ils font preuve d’une indéniable qualité pour vous balancer des grenades dans les pattes, charger brutalement au corps-à-corps, tenter une manoeuvre de contournement ou laminer vos camarades, vous disposerez de suffisamment d’atouts pour en venir à bout rapidement. Ils ont beau fuir vos grenades, se mettre à couvert et changer fréquemment de position, leur efficacité au combat souffre de sérieuses lacunes au niveau de la visée. Des couvertures pourtant souvent partielles vous protègent facilement des rafales ennemies ; alors qu’une jambe ou un casque de Helghast qui dépasse signifie une mort express en ce qui les con cerne. À vous, par conséquent, d’ajuster le niveau de difficulté de votre partie en fonction de votre expérience, sachant que parmi les trois niveaux disponibles au départ, le plus difficile (Vétéran) reste relativement accessible.

Montée en puissance

Bien qu’efficace au début du jeu, mais un peu monotone et déjà vue, l’action prend une tout autre dimension passé un certain cap. La tension monte en même temps que les décors deviennent plus variés. Les phases se succèdent avec un meilleur rythme, alternant fusillades intenses, transitions plus calmes (adaptées au développement du scénario) et combats extrêmement harassants contre des boss. L’accès à des armes un peu plus fun telles que le fusil à fléchettes explosives ou le gros calibre à énergie, tout autant que les traditionnels passages par les mitrailleuses lourdes, DCA et autres lance-roquettes, permettent d’agrémenter les affrontements d’un piment bienvenu. Notez également que les phases où vous prendrez le contrôle d’un tank et d’un exosquelette de combat se révèlent – même si elles ne sont pas vraiment transcendantes – plus réussies que celles de Call of Duty: World at War et de Fear 2.

Trop sage

Dans l’ensemble, la campagne solo de Killzone 2 vous satisfera autant par la variété des actions qu’elle propose que par son intensité. Néanmoins, elle souffre de quelques déséquilibres et n’égale jamais la prestation sans fautes de Call of Duty 4. D’un autre côté, elle s’avère un peu plus longue, plus intriguante et peutêtre plus cohérente. On regrettera simplement l’absence de démesure de certains éléments. Les boss restent accessibles, l’armement ne témoigne d’aucune originalité, et les mécaniques de jeu se complaisent dans d’efficaces trivialités. En d’autres termes, il manque un chouia de souffle épique à Killzone 2 pour devenir une bombe incontournable. Mais peut-être son mode multijoueur, très prometteur, avec son système de classes souples, sa structure à la Call of Duty 4, la possibilité de s’affronter jusqu’à 32 joueurs et ses fonctions paramétrables, lui apportera-t-il ce petit plus qui le rendra inoubliable.

 

  • En résumé

 

Éblouissant, immersif et très intense, Killzone 2 offre une expérience particulièrement soignée. Son classicisme apparent est compensé par une ambiance formidable et un mode multijoueur à la hauteur.

 
  • Les plus
  • Graphismes superbes
  • Ambiance détonante
  • Efficacité de l’action
  • Les moins
  • Première partie fade
  • Manque de démesure
  • Scénario absent
note : 16/20


03/04/2012
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