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Starhawk

 

En développement depuis plus de trois ans, Starhawk s’apprête enfin à  atterrir sur nos PlayStation 3. Suite spirituelle de Warhawk, le titre ajoute son lot de nouveautés sur les bases mises en place par son prédécesseur. Visiblement, le changement, c’est bien pour maintenant.

 

VERDICT :

 

Même s’il est très propre techniquement, l’univers pas spécialement marquant de Starhawk a peu de chances de le faire rentrer dans les annales du jeu vidéo. Le titre de LightBox est cependant remarquable pour son gameplay à  la fois varié, efficace et même innovant. Une bonne surprise qui mérite de rencontrer un vrai succès sur le PSN.

 

Les plus :
  • Gameplay varié
  • Système de construction
  • Réalisation plaisante
Les moins :
  • Scénario pas vraiment engageant
  • Quelques soucis de framerate
  • Campagne pas jouable en coop
 NOTE : 16/20



Sorti il y a près de cinq ans, Warhawk avait réussi  à  générer une communauté de joueurs autour de lui grâce à  l'efficacité et à  la variété de son gameplay, et ce, malgré l'absence d'une campagne solo. Successeur spirituel de Warhawk, Starhawk parvient d'emblée à  se différencier grâce à  la présence d'un mode histoire. Pour survivre, l'humanité a dû prendre la poudre d'escampette et partir pour l'espace. Bien entendu, les choses n'en sont pas restées là . Une nouvelle source d'énergie appelée Rift est apparue sur les différentes planètes colonisées. Sans grande surprise, cette source est rapidement devenue objet de toutes les convoitises. Et comme toujours lorsqu'il s'agit de source d'énergie, les choses se sont rapidement compliquées : à  la suite d'un accident minier, des hommes se sont retrouvés infectés par la Rift, ce qui eu pour effet de les transformer en mutants agressifs. Appelés Outcasts, ces anciens mineurs ne supportent pas que l'on touche à  leur précieux (l'énergie Rift) et s'attaquent à  ceux qui cherchent à  l'exploiter. Et c'est justement un de ces exploitants que le joueur incarne dans Starhawk. Il s'appelle Emmett Graves, et gérait avec son frère un gisement de Rift lorsqu'il fut attaqué par une bande d'Outcasts...


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Agence tous risques


Infecté à  son tour à  la suite de l'explosion de son gagne pain, Emmett est sauvé de la folie par les compétences technologiques et chirurgicales d'un de ses collaborateurs. Marqué aussi bien physiquement que mentalement, Emmett laisse tomber ce qui reste de son exploitation afin de devenir mercenaire. à la solde du plus offrant, le héros et ses complices protègent désormais puits et mines des attaques et autres tentatives de sabotage de la part des Outcasts. En somme, Starhawk est une sorte de western futuriste au style plutôt sympathique. Les références à  la conquête de l'Ouest sont par ailleurs clairement voulues. Elles se ressentent en effet dans divers éléments du jeu comme la tenue du héros, la topographie de certains environnements, ou encore la bande originale. Le jeu est servi par une réalisation de qualité avec des graphismes propres et colorés, accompagnés d'une musique soignée et variée. Cela étant dit, il ne fautpas non plus s'attendre ici à  une histoire bouleversante. S'il se laisse suivre, le scénario de Starhawk est parfois prévisible et ne parvient jamais vraiment à  captiver.


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De la Terre à  la Lune


Heureusement, l'intérêt principal de Starhawk ne réside pas dans la qualité de son script. Son point fort se situe en effet au niveau de la variété de son gameplay. Le titre alterne entre phases de jeu de tir à  la troisième personne au cours desquelles le joueur dirige le héros au sol, des passages à  bord de véhicules terrestres, des séquences en jet pack, et des phases à  bord d'avions de chasse/navettes spatiales/mecha. Et il faut bien avouer que ces différents styles de gameplay sont tous aussi intuitifs et plaisants à  prendre en main. à noter qu'au fur et à  mesure de la progression dans la campagne de Starhawk, il est véritablement difficile de ne pas penser à  Halo. Même si le jeu de LightBox Interactive n'est pas un FPS, les similitudes avec la série de Microsoft sont nombreuses, entre les véhicules (Mangoustes et Warthogs...) et les vastes zones de jeu malgré un déroulement similaire. Attention ces similitudes n'ont rien de néfastes, les univers des deux licences sont suffisamment différents pour que cette inspiration ne soit pas dérangeante. Il serait faux de dire que Starhawk est totalement dénué d'originalité.


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Third Person Tower Defense


Lors des phases qui alternent entre bataille aérienne et au sol par exemple, il est possible de transformer son Hawk (l'avion utilisé par le héros) en mecha, et inversement. Aussi agréable à  regarder qu'à  réaliser, cette transformation est d'autant plus marquante qu'elle se fait en temps réel, sans aucune coupure ou temps de chargement. Lors de certaines missions, le choix dans la manière d'éliminer les ennemis (à  pied, en mecha, ou en avion) est donc laissé au joueur. Malgré tout, il est souvent plus pratique d'utiliser le mecha pour détruire plusieurs nuées dispersées d'ennemis, plutôt que d'avancer en courant la fleur au fusil. Le côté Transformers des avions n'est cependant pas ce qui permet de démarquer Starhawk de la concurrence. Là  où le titre de Sony innove, c'est avec sa touche de « Tower Defense » (ou défense de tour pour les anglophobes) appliquée au TPS. En éliminant des ennemis ou en détruisant des réservoirs, Emmett peut récolter de l'énergie Rift. Celle-ci peut ensuite être utilisée pour construire diverses structures : tourelles, mur, bunker, rampe de lancement de Hawk, tour de sniper, etc... Ces édifices permettent de se débarrasser plus rapidement d'ennemis ou encore empêcher ces derniers de détruire des infrastructures importantes. Bien entendu rien n'empêche de jouer sans utiliser ces constructions. Mais cela revient non seulement à  se compliquer la tâche, mais aussi à  passer à  côté d'une fonctionnalité vraiment intéressante et simple à  utiliser. Tous ces éléments de gameplay se retrouvent également dans le multi de Starhawk. Composé d'un mode coop similaire au mode Horde de Gears of War, ainsi que de types de parties jouables en ligne jusqu'à  32, le contenu multijoueur n'était malheureusement pas accessible pour les besoins de ce test (la faute à  des problèmes de connexion aux serveurs). Nous ne manquerons pas de revenir sur ces différents modes une fois la version commerciale du jeu entre nos mains.



28/07/2012
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